Côtes d’Armor Terre d’accueil

Chers amis migrants estivaux, soyez les bienvenus en Bretagne ! Et en particulier en Côtes d’Armor, cette partie du Nord de notre région, jalousée par ses voisines pour son bien-être proverbial. Ne dit-on pas « Heureux comme Dieu en Côtes d’Armor » ? Ses habitants, nous, dénommés avec humour « Costarmoricains », sommes réputés Continuer la lecture de « Côtes d’Armor Terre d’accueil »

Ne pas agir à remords

Côtes d’Armor, le nom du territoire dans lequel vous vous trouvez, est le nom de l’île d’Utopie bretonne. Son nom vient de Thomas More, personnage anglais qui vécut fin XVè-début XVIè, qui fut pas moins que juriste, historien, philosophe, humaniste, théologien, écrivain et homme politique. Son œuvre la plus célèbre s’appelle Utopia, dans laquelle il décrit un monde idéal dans lequel beaucoup d’observateurs reconnaissent les Côtes d’Armor. Continuer la lecture de « Ne pas agir à remords »

12 février 2040, Santa Cruz das Flores, Açores

Un nouveau bateau de migrants américains sombre au milieu de l’Atlantique.
Malgré l’intervention du navire humanitaire chinois Espoir du Shangdong, une centaine seulement des 2 000 (environ) malheureux passagers américains ont pu être sauvés.
On mesure à quel point les Américains sont désespérés pour oser tenter une telle fuite maritime, sachant que c’est quasiment « mission impossible », pour paraphraser le titre d’un fameux film du temps de leur glorieux passé. Continuer la lecture de « 12 février 2040, Santa Cruz das Flores, Açores »

Conter pour du beurre

Je me souviens, un jour que je travaillais au Cri de l’Ormeau, je revenais d’un reportage en Centre-Bretagne sur l’influence du hip-hop sur la lactation des truies hors-sol, quand je fus pris soudain de l’envie irrépressible d’une tartine de beurre salé. Je m’arrêtais alors près d’une ferme isolée, entre Saint-Coulibiac et Plouyana-Ploucébonc’h, et m’en fus frapper à l’huis de ladite longère. Continuer la lecture de « Conter pour du beurre »

Et si Mozart avait connu le blues ?

Je me souviens, un jour, alors que je travaillais au Cri de l’Ormeau, rentrant d’une mission d’investigation culturelle un peu spéciale, harassé, je décidais d’aller boire un café dans le village de St-Sulpec que je traversais alors. J’en profitais pour laisser 3-4 Cri de l’Ormeau sur le comptoir, histoire d’affranchir les St-Sulpécois qui n’en avaient probablement jamais entendu parler. Eh bien si, il y en avait au moins un.

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Action culturelle et action directe

L’autre jour, je revenais d’une rencontre secrète avec le Ministre de la Culture du Tadjikistan dans un village centre-breton choisi au hasard. Au volant de ma Jaguar de service, je me sentais épuisé. La langue tadjike est en effet très fatigante quand on n’y est pas habitué, Continuer la lecture de « Action culturelle et action directe »

Le Semblant ou Le Cri de la Brioche

Si vous ne le savez pas encore, sachez que j’ai écrit récemment un roman (tiré par les cheveux !), que l’on peut trouver dans la plupart des bonnes librairies costarmoricaines.

Et si Louis Guilloux avait connu Alfred Jarry ?
Louis Guilloux, écrivain briochin, ne se doutait pas qu’il serait un jour au cœur d’un mystère aux conséquences dramatiques. Continuer la lecture de « Le Semblant ou Le Cri de la Brioche »

Tentative de renouveau de la pratique traditionnelle et vaine des bonnes résolutions de nouvelle année

Mon cher bras gauche, mon cher bras droit, ainsi que vos administrés coudes, poignets, doigts, Mesdames mes cuisses, Messieurs mes pectoraux, mon bien cher ventre, mes amies jambes-genoux-mollets-chevilles, mes bien chères couilles, ma très chère tête avec tes poils, tes rides, tes orifices, et surtout toi mon bon cerveau, mon bien cher moi-même, Continuer la lecture de « Tentative de renouveau de la pratique traditionnelle et vaine des bonnes résolutions de nouvelle année »