Ce proverbe est idiot.
« Tel qui gagne sa couronne un jour perd sa chemise un autre jour. » Je trouve ce proverbe verdurien plus juste. Ou plutôt, comment dire ? Continuer la lecture de « On ne change pas une équipe qui gagne »
Catégorie : Réflexions
Le principe de Peter
La loi de Baumol ou loi de la fatalité des coûts croissants
Connaissez-vous cette loi censée s’appliquer au domaine du spectacle vivant, décrite par deux chercheurs américains en 1966, William Baumol et William Bowen ? Continuer la lecture de « La loi de Baumol ou loi de la fatalité des coûts croissants »
Lutte anti-théoriste
Ne pas confondre les théoriciens et les théoristes.
Les théoriciens, on en a besoin. C’est eux qui réfléchissent à notre place, nous les pauvres cons. Ils donnent du sens à nos actions, Continuer la lecture de « Lutte anti-théoriste »
Balance ta matraque
En ces périodes riches en mouvements d’actions / réactions, j’aimerais vous parler d’un objet-culte des temps modernes, la matraque. Etymologiquement, je vous donne le choix entre trois origines, à vous de choisir : Continuer la lecture de « Balance ta matraque »
A quoi bon bougé-je ?
« Tout a déjà été fait et dit » : on entend souvent cette parole, qui est idiote. A mon avis, il y a plus de choses encore à faire et à dire que ce qui l’a été depuis le début des temps jusqu’à ce jour où j’écris ces mots. Continuer la lecture de « A quoi bon bougé-je ? »
L’électro-choc d’un squat défibrillateur
C’est en bousculant l’ordre établi, en sortant des sentiers battus, que naissent les idées qui provoquent l’évolution. Continuer la lecture de « L’électro-choc d’un squat défibrillateur »
Uchronie et utopie
Pierre et le Loup a été un des premiers disques de ma vie. J’ai été marqué pour toujours par la fin, quand le grand-père grincheux dit « Et si Pierre n’avait pas attrapé le loup, hein, que se serait-il passé ? ». Ça s’appelle une hypothèse uchronique. Comme chacun sait, l’uchronie est une reconstruction fictive de l’Histoire, Continuer la lecture de « Uchronie et utopie »
La culture, ça coûte ou ça rapporte ?
A Saint-Brieuc : La vallée de Gouëdic / vallée-musée Nature et Culture
A Saint-Brieuc, on peut aller du centre-ville au port du Légué en empruntant cette grande parenthèse nature qu’est la vallée de Gouédic. En quelques instants on se trouve en pleine nature, bois, chemins, cours d’eau. Un véritable trésor, étonnamment peu fréquenté par les Briochins.
Au bout de la vallée, une station d’épuration régénère l’eau polluée par notre civilisation.
Derrière la station, le port du Légué, plus loin la mer.
C’est par la vallée de Gouédic qu’à Saint-Brieuc se rejoignent l’Argoat et l’Armor. Et comme dans tout Saint-Brieuc, ce qui pourrait être un point fort par l’addition de plusieurs forces est un point faible, un espace « ni-ni ».
Cette vallée pourrait devenir un terrain d’expérimentation travaillant sur deux axes :
– allier culture et nature,
– la culture comme (p)acte social.
La Nature, c’est ce qui s’est développé sur la Terre à la base.
La Culture, c’est ce qu’a développé l’Homme sur la Terre.
Nature et Culture sont apparemment antagoniques, mais c’est bien la Nature qui a créé l’Homme qui a créé la Culture. Le lien est donc indissociable.
L’idée est de relier ces deux pôles, par la mise en place d’œuvres d’art en total respect avec ce trésor vert urbain qu’est la vallée de Gouédic, qu’il ne faut surtout pas abîmer.
Science-fiction : Projetons-nous en 2030 dans la nouvelle Vallée-Musée
La vallée de Gouédic est maintenant, en partie, un musée en plein air de land art, sculptures et installations de grande taille et paysagères. En plus des œuvres, on y trouve un site de création, de résidence, d’initiation, de formation. Parfois y ont lieu des spectacles, des concerts, des performances en tous genres.
La vallée est animée en partie par des personnes en difficultés d’insertion sociale. Ils sont en charge, en collaboration avec le service des espaces verts de la ville, d’experts écologistes, de muséographes, d’éducateurs, de l’entretien de la vallée-musée, des visites.
On peut atteindre la vallée par une rue depuis la rue de Gouédic, ou par un raccourci à flanc de colline depuis l’ancienne gare, ou bien par un chemin aménagé depuis le port du Légué. On peut également arriver au Légué en train par une ligne qui part de la gare de Saint-Brieuc, passant sous la colline de Cesson, qui se prolonge même jusqu’au Carré Rosengart, ligne qui a été remise en service en même temps que la réhabilitation du domaine de la vieille tour de Cesson.
Cette vallée est la première à bénéficier d’un nouveau label national : Parc Naturel et Culturel Régional.
Mais pourquoi « Cri de l’Ormeau » ?
Maintenant que j’ai pris ma retraite du Cri de l’Ormeau, magazine d’information culturelle des Côtes d’Armor, que j’ai créé il y a 20 ans (juin 1999), je vais enfin vous révéler pourquoi je l’ai dénommé ainsi.
Janvier 1998, Strasbourg Schiltigheim
– Patrice : Alors, on va passer de l’accent alsacien à l’accent méridional ? On va à Castres ?
– Marie-Jo : Non, on va à St-Brieuc.
– Patrice : Mais y’a pas d’accent breton.
– Marie-Jo : Si, bien sûr. Continuer la lecture de « Mais pourquoi « Cri de l’Ormeau » ? »